Dans le Bas-Rhin, la gestion d’une épidémie de rhinopneumonie équine invite à une vigilance accrue : plus d’une dizaine de chevaux sont affectés par ce virus redoutable, obligés de reposer près d’une botte de foin sous un œil inquiet et constant.
Surveillance constante des chevaux face à la rhinopneumonie équine
Aux écuries Anstett de Reitwiller, un lieu où plus de cent chevaux vivent habituellement en harmonie, la menace d’une maladie cheval rare mais dangereuse se fait ressentir au quotidien. Dix-sept animaux ont été diagnostiqués positifs au virus, entraînant la mise en place d’une surveillance stricte. Chaque cheval voit sa température prise deux fois par jour, un geste minutieux orchestré avec la présence constante de vétérinaires comme Roxane Westerfeld, qui souligne que la majorité des malades guérissent naturellement, mais certains requièrent une attention médicale poussée, notamment en cas de complications neurologiques.
Un exemple concret d’attention et de soin : le cas de Perfect
Perfect, cheval loyal de Lisa Kircher, incarne bien ce combat contre la maladie. Affecté par des troubles de l’équilibre, il est maintenu debout grâce à un harnais spécial, évitant ainsi des chutes dangereuses. Sa propriétaire dort à ses côtés, sur une botte de foin, illustrant l’engagement total exigé par cette crise sanitaire. Ce tableau humain reflète aussi l’importance capitale de la bio sécurité et la prévention, limitant risque de contamination d’un cheval à l’autre.
Pour en savoir plus sur les différences races impactées par ce virus et leurs particularités, vous pouvez consulter cet article dédié.
Mesures de prévention et de bio sécurité indispensables dans les centres équestres
Face à la menace, les écuries ont isolé les chevaux malades dans des box spécifiquement aménagés et instaurent un roulement strict des sorties pour éviter les contacts interchevaux. Le nettoyage approfondi et la désinfection hebdomadaires apparaissent comme les remparts principaux contre la propagation. Jacques Anstett, propriétaire, partage son témoignage : « Faire face à une épidémie de cette ampleur est inédit en cinquante ans de pratique, nous sommes tombés de la chaise à l’annonce des premiers cas. »
Les déplacements de chevaux entre structures sont interdits, la transmission du virus par l’humain est également prise au sérieux, conduisant à la fermeture provisoire de plusieurs centres, comme celui d’Eckwersheim. Si vous souhaitez découvrir les tarifs actuels pour le transport sécurisé des chevaux dans ce contexte sanitaire, visitez cette page.
Appel à la solidarité et soutien aux clubs équestres impactés
Le club hippique d’Eckwersheim, fortement touché avec un cheval décédé, a lancé un appel à don pour faire face aux coûts imprévus des soins intensifs, locations de boxes spéciaux et matériels d’hygiène. Cette solidarité est essentielle pour maintenir la santé animale et assurer la pérennité des activités équestres.
En parallèle, la suspension temporaire des cours pratiques dans les écoles d’équitation, telles que le CFA d’Obernai, impose une adaptation rapide ajustée à ce contexte épidémique.
Préserver la santé mentale des chevaux et de leurs propriétaires en période de crise
La gestion d’une maladie cheval ne se limite pas à la partie physique : le moral joue un rôle déterminant. Lisa Kircher illustre bien cette réalité, insistant sur la nécessité de garder une attitude calme et rassurante. Un cheval peut percevoir les émotions humaines, ce qui influe directement sur son état. Pour approfondir la compréhension du comportement anxieux des chevaux face aux humains, on peut consulter cette ressource intéressante : analyse comportementale des chevaux.
Dans cette ambiance tendue, même une simple tâche, comme se reposer sur une botte de foin, devient un acte symbolique d’attente et d’espoir pour ces animaux et leurs protecteurs, rappelant l’importance d’une bio sécurité rigoureuse.









