Le Salon de l’Agriculture 2026 à Paris est un rendez-vous incontournable pour les passionnés du monde agricole, mettant en lumière la richesse et la diversité des productions françaises. Cette année, sous les projecteurs, les chevaux de trait comtois issus de l’élevage terrifortain ont captivé l’attention, incarnant parfaitement l’excellence locale et la tradition agricole qui perdure dans le Nord-Franche-Comté.
Le cheval de trait comtois, ambassadeur de l’élevage terrifortain sur la scène nationale
Au cœur du Territoire de Belfort, dans la commune de Grosne, Angélique Perret veille avec passion à l’élevage de chevaux de trait comtois, une race historiquement ancrée dans la région. Son étalon Nuage de Lomont, réputé pour sa robustesse et sa prestance, a été sélectionné comme suppléant pour représenter fièrement cette race au Salon de l’Agriculture 2026. Cet honneur souligne non seulement la qualité exceptionnelle de l’élevage local, mais aussi la pérennité de cette filière qui reste stable ces dernières années.
Une race comtoise symbole d’adaptabilité et d’avenir
Le cheval de trait comtois ne séduit pas uniquement par son apparence imposante, mais aussi par son utilité croissante dans l’agriculture moderne. Très recherché dans certaines exploitations viticoles, ce cheval de trait offre un avantage en tassant moins les sols que les machines agricoles, ce qui répond à une tendance actuelle qui privilégie les pratiques durables. Son rôle évolue ainsi, conciliant tradition et innovation au service de l’environnement.
Présent depuis des siècles dans les paysages nord-franc-comtois, le cheval comtois incarne une histoire riche que détaillent de nombreux passionnés sur des plateformes spécialisées dans l’histoire de la race comtoise.
Des défis pour la filière face aux aléas sanitaires et économiques
Malgré la stabilité de la filière avec environ 3 700 naissances annuelles, les éleveurs terrifortains, comme Jean-François Courtot, gardent une vigilance accrue. La menace persistante de maladies comme la rhinopneumonie, affectant les équidés, ou encore la dermatose nodulaire contagieuse qui touche le bétail, imposent des précautions strictes, notamment la vaccination obligatoire avant toute présentation au Salon Agriculture.
À cela s’ajoutent des incertitudes économiques quant à l’avenir de la consommation de viande équine, principal débouché des chevaux de trait. Angélique Perret a exprimé cette inquiétude tout en affirmant son attachement profond à cette race qu’elle élève depuis toujours : au-delà de l’aspect professionnel, le lien affectif avec ces animaux compte énormément pour assurer la continuation de la tradition.
L’importance des expositions agricoles pour valoriser la race comtoise
La présence remarquable des chevaux de trait comtois au Salon de l’Agriculture permet de donner une visibilité essentielle à cette diversité d’élevages, surtout dans un contexte où certains animaux, comme les bovins, sont absents en raison d’épidémies. Cette vitrine unique contribue à sensibiliser le grand public et les décideurs à la nécessité de soutenir ces filières menacées.
En parallèle, les éleveurs participent activement à des initiatives de défense et de promotion des chevaux, comme le montre une dynamique récente autour de la mobilisation pour la défense des chevaux en France.







